jeudi 1 octobre 2020

Octobre

 

Allégorie de l'automne canadien,
par Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté.

(Source : Musée national des Beaux-Arts du Québec)




   Les feuilles des bois sont rouges et jaunes ;
   La forêt commence déjà à se dégarnir. 
   L'on se dit déjà : l'hiver va venir,
   Le morose hiver de nos froides zones.

   Sous le vent du nord tout va se ternir...
   Il ne reste plus de vert que les aulnes,
   Et que les sapins dont les sombres cônes
   Sous les blancs frimas semblent rajeunir.

   Plus de chants joyeux ! Plus de fleurs nouvelles !
   Aux champs moissonnés les lourdes javelles
   Font sous leur fardeau crier les essieux. 

   Un brouillard dormant couvre les savanes ;
   Les oiseaux s'en vont, et leurs caravanes
   Avec des cris sourds passent dans les cieux ! 

                                 Louis Fréchette (1879)



Tiré de : Louis-H. Fréchette, Les oiseaux de neige, Québec, C. Darveau imprimeur, 1879, p. 23-24. Octobre, ci-haut, est le dixième d'une série, intitulée L'année canadienne, de douze sonnets de Louis-H. Fréchette.

Pour en savoir plus sur Louis-H. Fréchette, voyez ICI et ICI.


De Louis-H. Fréchette, les Poésies québécoises oubliées ont également présenté : 


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Les oiseaux de neige, recueil de Louis Fréchette,
d'où est tiré le sonnet Octobre, ci-haut.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Louis Fréchette (1839-1908)

(Source : Québec éternelle
, p. 116)

Dédicace manuscrite de Louis Fréchette dans son troisième
recueil de poésies, Pêle-mêle, paru en 1877.

(Collection Daniel Laprès ;
cliquer sur l'image pour l'agrandir)


En 1880, Louis Fréchette devient le premier écrivain issu du Québec à remporter
le prix Montyon de l'Académie française pour son recueil Les Fleurs boréales.
Ce volume, d'abord paru à Québec, en 1879, chez l'éditeur Darveau, fut à cette
occasion publié à Paris dans une édition incluant Les oiseaux de neige.

L'illustration de droite, où l'on voit Fréchette ainsi que la coupole de
 l'Académie française où le poète fut solennellement reçu, se trouve
à l'intérieur de l'édition parisienne des Fleurs boréales.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Louis Fréchette, dessin de Henri Julien.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir ;
source : Album Henri Julien, Montréal,
Librairie Beauchemin, 1916, p. 84)


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