samedi 3 octobre 2020

Solitude

 

William-Athanase Baker (1870-1949)

(Source : son recueil Les disques d'airain)


             À M. Germain Beaulieu

   Dans les bois, le lac bleu rayé de nues
   Ouvre une orbite où brille un globe d'or,
   Comme au fond de pupilles ingénues
   Luit l'étincelant disque où l'amour dort. 

   Le soleil mourant laisse dans les choses
   Sa chaleur, comme un tendre souvenir
   Reste de ceux dont les bouches sont closes,
   De ceux qu'en pleurant on a vu partir. 

   Par des points d'orgue l'angélus prélude,
   Et son adieu suprême au jour lointain
   Se perd dolemment dans la solitude,
   Comme un rêve enfui qu'on recherche en vain.

   Puis c'est l'universel silence où l'homme,
   Délivré de l'illusoire destin,
   Se veut soudain calme, libre et pur comme
   La nature à l'aube d'un clair matin.

                   William-Athanase Baker (1918)



Tiré de : W.-A. Baker, Les disques d'airain, Montréal, Le Pays laurentien, 1918, p. 79-80. 

Pour en savoir plus sur William-Athanase Baker, voyez les notices biographiques et les documents sous ses poèmes Consolation et Sur les montagnes.

William-Athanase Baker fait partie des 100 poètes
présentés dans Nos poésies oubliées. Ce volume
à l'édition unique et limitée est disponible sur 
commande seulement. Pour plus d'informations,
cliquer sur l'illustration ci-jointe : 


Le poème Solitude, ci-haut, est tiré de Les
disques d'airain
, recueil de W.-A. Baker.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Dédicace manuscrite de W.-A. Baker dans
son livre Proses et pensées, paru en 1911. 

(Collection Daniel Laprès ; 
cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Caricature de W.-A. Baker par Albéric Bourgeois
dans Nos immortels, de Germain Beaulieu.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

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