jeudi 3 septembre 2020

Septembre

La moisson, par Marc-Aurèle Suzor-Coté.

(Source : Loch Gallery)




   L'atmosphère dort, claire et lumineuse ;
   Un soleil ardent rougit les houblons ; 
   Aux champs, des monceaux de beaux épis blonds
   Tombent sous l'effort de la moissonneuse. 

   Sonore et moqueur, l'écho des vallons
   Répète à plaisir la voix ricaneuse 
   Du glaneur qui cherche, avec sa glaneuse,
   Pour s'en revenir des sentiers plus longs. 

   Tout à coup éclate un bruit dont la chute
   Retentit au loin, et que répercute
   Du ravin profond le vaste entonnoir.

   Quelle est la raison de ce tintamarre?...
   C'est quelque chasseur qui, de mare en mare,
   Poursuit la bécasse ou le canard noir !

                               Louis Fréchette (1879)



Tiré de : Louis-H. Fréchette, Les oiseaux de neige, Québec, C. Darveau imprimeur, 1879, p. 21-22. Septembre, ci-haut, est le neuvième d'une série, intitulée L'année canadienne, de douze sonnets de Louis-H. Fréchette.

Pour en savoir plus sur Louis-H. Fréchette, voyez ICI et ICI.


De Louis-H. Fréchette, les Poésies québécoises oubliées ont également présenté : 

Janvier ; Février Mars ; Avril ; Mai ; Juin ; Juillet ; Août Le matin ; Un soir au bord du lac Saint-Pierre ; Une correspondance poétique.



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document que vous trouverez en cliquant sur l'image suivante : 



Les oiseaux de neige, recueil de Louis Fréchette,
d'où est tiré le sonnet Septembre, ci-haut.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Louis Fréchette (1839-1908)

(Source : Québec éternelle
, p. 116)

Dédicace manuscrite de Louis Fréchette dans son troisième
recueil de poésies, Pêle-mêle, paru en 1877.

(Collection Daniel Laprès ;
cliquer sur l'image pour l'agrandir)

En 1880, Louis Fréchette devient le premier écrivain issu du Québec à remporter
le prix Montyon de l'Académie française pour son recueil Les Fleurs boréales.
Ce volume, d'abord paru à Québec, en 1879, chez l'éditeur Darveau, fut à cette
occasion publié à Paris dans une édition incluant Les oiseaux de neige.

L'illustration de droite, où l'on voit Fréchette ainsi que la coupole de
 l'Académie française où le poète fut solennellement reçu, se trouve
à l'intérieur de l'édition parisienne des Fleurs boréales.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Louis Fréchette, dessin de Henri Julien.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir ;
source : Album Henri Julien, Montréal,
Librairie Beauchemin, 1916, p. 84)

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