mardi 7 juillet 2020

Vacances

Marie Dumais-Boissonnault (1866-1941)

(Source : Émilia B. Allaire, Profils féminins,
Québec, éditions Garneau, 1967)




   Mois de vacances, heures brèves,
   Jours de soleil, de liberté ;
   Les champs sont d'or, couleur de rêves...
   Vive juillet ! Voici l'été !

   Le flot chanteur berce les grèves,
   Chant de joie au sable argenté ;
   L'oiseau gazouille aussi sans trêves,
   Dans les branches sa volupté.

   L'été parade sur la plaine
   Ses chants, ses ors, sa floraison ;
   De beauté la nature est pleine,

   En juillet, royale saison,
   Qui revêt les champs d'opulence
   Et nous ramène les vacances. 

         Marie Dumais-Boissonnault* (1923)



Tiré de :  Madame Boissonnault, L'huis du passé, Montréal, 1924, p. 139. 

De Marie Dumais-Boissonnault, les Poésies québécoises oubliées ont également présenté : 




*  Marie Dumais est née à Trois-Pistoles le 6 décembre 1866, de Jules Dumais, notaire, et d'Arthémise d'Amours. Après ses études au Couvent de Bathurst, puis à Londres, Paris et Saint-Hélier (île de Jersey), elle devint journaliste, d'abord pour Le Journal (Montréal) et L'Événement (Québec). Utilisant souvent le nom de plume de « Solange », elle fut la première femme au Québec à avoir exercé la profession de journaliste de reportage. 
   En 1903, elle épousa Lucien Boissonnault, cultivateur de Saint-Blaise-sur-Richelieu. Devenue veuve en 1913, elle reprit sa carrière de journaliste et fit partie de la rédaction des journaux Le Progrès, à Chicoutimi, et Le Saint-Laurent, à Rivière-du-Loup. Après avoir travaillé comme traductrice à Ottawa pour le ministère des Postes, elle fut mutée à Montréal. Elle collabora entretemps à divers autres journaux et revues, dont Le Pionnier, de Nominingue, et Le Canada français, de Saint-Jean-sur-Richelieu.
   Membre de la Société des poètes canadiens-français, dont elle fut la présidente, elle s'est méritée les prix Edmond-Rostand et Leconte-de-Lisle, en plus d'avoir été couronnée par les Jeux floraux du Languedoc pour son recueil de poésies, L'Huis du Passé, publié en 1924 suite à un premier recueil, Pro Patria.
   Marie Dumais-Boissonnault est morte à Québec le 26 mai 1941. Elle était la mère de Charles-Marie Boissonnault, historien, poète et critique littéraire.
(Source principale : Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, tome 2, Montréal, éditions Fides, 1981, p. 575-576).


Pour en savoir plus sur Marie Dumais-Boissonnault, 
voyez l'article biographique que lui a consacré 
Émilia B. Allaire en 1967, dans Profils féminins
en cliquant sur la couverture du livre : 


L'Huis du Passé, recueil de Marie
Dumais-Boissonnault d'où est tiré le
poème Le vieux verger, ci-haut.


(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Dédicace manuscrite de Marie Dumais-Boissonnault
dans  son recueil L'huis du passé.

(Collection Daniel Laprès ;
cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Marie Dumais-Boissonnault fait partie des 100 poètes 
présentés dans l'album Nos poésies oubliées, qui sortira 
de presse à l'été 2020. D'un tirage de 300 copies, seuls 48 
exemplaires sont encore disponibles. Pour en connaître 
les modalités d'acquisition, cliquer sur cette image : 


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