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lundi 30 novembre 2020

Le Sanctus à la maison

Le Sanctus à la maison, tableau de Charles Huot (1855-1930)
qui a inspiré le sonnet ci-dessous de Pamphile Le May (1837-1918).
Le tableau a été détruit lors de l'incendie de la résidence de 
Bois-de-Coulonges, en 1966 à Québec.

Eau-forte de ce tableau commandée par Henri d'Arles (1870-1930) pour son ouvrage
Propos d'art (1903), premier livre de critique d'art d'un auteur né au Québec
(voir les informations sous le poème ci-dessous).

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)






   Par la fenêtre ouverte on voit la floraison.
   C'est l'heure de la messe. Au loin un clocher brille.
   Tout le monde est parti ; seule, une jeune fille
   Vaque aux soins du ménage en la pauvre maison.

   Une croix noire pend à la blanche cloison.
   Dans son corsage neuf l'enfant est bien gentille.
   L'eau bout, la vapeur monte. Un chat luisant se grille
   Au poêle d'où s'échappe un reflet de tison.

   Mais voici que l'airain tinte dans le ciel rose.
   Sanctus ! Sanctus ! Sanctus !... La jeune fille pose
   Le chou vert sur un banc, au clou le gobelet.

   Sanctus ! Sanctus !... Avant que la cloche se taise,
   Elle tombe à genoux et, les bras sur sa chaise,
   Elle incline la tête et dit son chapelet. 

                                Pamphile Le May (1904)



Tiré de : Pamphile Le May, Les Gouttelettes, Montréal, Librairie Beauchemin Limitée, 1904, p. 157.

De Pamphile Le May, les Poésies québécoises oubliées ont également publié : 

 Le poète pauvre ;

 La nouvelle année ; 

 Épitre à mon ami Sulte ; 

Ultima Verba.

Voyez également : À la mémoire de Pamphile Le May


Pour en savoir plus sur Pamphile Le May, 
cliquer sur cette image : 


Le sonnet Le Sanctus à la maison, ci-haut, est tiré
de Les Gouttelettes, recueil de Pamphile Le May. 

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Le premier livre de critique d'art publié par un auteur né au Québec
est Propos d'art, d'Henri d'Arles (né Henri Beaudet à Arthabaska) et
paru en 1903. Le contenu de l'ouvrage est centré sur l'œuvre de
Charles Huot, Le Sanctus à la maison, qui a également inspiré
le sonnet de Pamphile Le May présenté ci-haut. 

Pour consulter ou télécharger gratuitement ce 
volume, cliquer sur cette illustration : 



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Nos poésies oubliées, sorti de presse le 3 septembre 2020, qui présente
100 poètes oubliés de chez nous, avec pour chacun un poème, une 
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à la page 3 du document que vous trouverez en cliquant 
sur l'image suivante :


Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

dimanche 13 septembre 2020

Ultima verba

Pamphile Le May (1837-1918)

(Source : Biographi.ca)




   Mon rêve a ployé l'aile. En l'ombre qui s'étend,
   Il est comme un oiseau que le lacet captive.
   Malgré des jours nombreux ma fin semble hâtive ;
   Je dis l'adieu suprême à tout ce qui m'entend. 

   Je suis content de vivre et je mourrai content. 
   La mort n'est-telle pas une peine fictive ?
   J'ai mieux aimé chanter que jeter l'invective.
   J'ai souffert, je pardonne, et le pardon m'attend. 

   Que le souffle d'hiver emporte, avec la feuille,
   Mes chants et mes sanglots d'un jour ! Je me recueille
   Et je ferme mon cœur aux voix qui l'ont ravi. 

   Ai-je accompli le bien que toute vie impose ?
   Je ne sais. Mais l'espoir en mon âme repose,
   Car je sais les bontés du Dieu que j'ai servi. 

                                      Pamphile Le May (1904)



Tiré de : Pamphile Le May, Les gouttelettes, Montréal, Librairie Beauchemin, 1904, p. 227.

De Pamphile Le May, les Poésies québécoises oubliées ont également publié : Le poète pauvreLa nouvelle année Épitre à mon ami Sulte.  

Voyez également : À la mémoire de Pamphile Le May


Pour en savoir plus sur Pamphile Le May, 
cliquer sur cette image : 



Le 12 septembre à Lotbinière, près de la plaque commémorative
à sa mémoire au pied de la Chapelle de procession du village, un
hommage à Pamphile Le May a été rendu par 11 enfants qui ont
dit le poème À la mémoire de Pamphile Le May, de l'abbé et
poète Arthur Lacasse, qui a récité ce poème à l'occasion du
dévoilement de cette plaque, le 11 août 1929. Après cette 
cérémonie, le groupe des enfants et leurs familles se sont
rendus au cimetière de Deschaillons, où repose Pamphile
Le May. Sur sa tombe a été lu le poème Ultima Verba
ci-haut, comme le montre cette photo:

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



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