mardi 10 octobre 2017

Souvenance

Louis-Joseph Doucet (1874-1959)
(Source : Concours littéraire de Lanaudière)

   
   Pleures-tu, quand la nuit assombrit ta fenêtre,
   Redis les souvenirs des instants disparus,
   Tu sentiras la joie en ton âme renaître
   Comme un rayon d'espoir aux beaux jours revenus.

   Au coeur qui se souvient nul souci ne s'arrête,
   Car la voix du passé qui vient l'entretenir,
   Consolant le présent, d'une flamme secrète
   Réchauffe tout repli qu'un souffle a pu transir. 

   Les mystères constants qui poussent les années,
   Notre course ici-bas vers l'éternelle nuit,
   Pourraient froisser les voeux des âmes fortunées,
   Mais le bon souvenir vient chasser tout ennui. 

   Partout les flots du temps, sur grève des âges,
   S'en iront féconder les ondes de l'oubli,
   Mais le bon souvenir, flottant sur leurs mirages,
   Demeurera toujours sous un ciel embelli. 

   Parfois c'est un sourire, une main qui protège, 
   Une larme de joie au retour d'un ami !
   Un regard qui te plait dans la foule, que sais-je ?
   Qu'importe, un souvenir parle plus qu'à demi. 

   Ce qui peut nous charmer au chemin de la vie,
   N'est pas seulement l'or qui grandit les atours,
   C'est le soleil, les fleurs, un peu de poésie
   Qui forme un souvenir et qui fait d'heureux jours !

                             Louis-Joseph Doucet (1911)

Tiré de : Louis-Joseph Doucet, Sur les remparts, Québec, 1911, p. 100. 

Pour en savoir plus sur Louis-Joseph Doucet, cliquer ICI

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Louis-Joseph Doucet et sa femme, Yvonne Yon. Date inconnue.
(Source : Jean Provencher ; cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Maison Louis-Joseph Doucet, près du fleuve, à Lanoraie.
(Source : Culture et Patrimoine de la MRC d'Auray). 

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