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dimanche 30 mai 2021

Le Congrès de la Baie Saint-Paul

Le presbytère de Baie-Saint-Paul, où ont eu lieu, entre 1863 et 1882, la plupart
des réunions du « Congrès de la Baie Saint-Paul », formé de curés de diverses 
paroisses qui partageaient des repas copieux et bien arrosés tout en produisant,
sous des pseudonymes facétieux, des poèmes comiques dans lesquels ils se
 taquinaient. On trouve ci-dessous, pour la première fois rassemblés, des
notices biographiques et photos des membres du « Congrès ».

(Photo : Pierre Rochette ; cliquer sur l'image pour l'agrandir)




EXTRAITS du recueil « Le Congrès de la Baie Saint-Paul » 
(hyperlien vers le document complet à télécharger ici-bas) :


             Rimez, j'y consens,
             Pourvu que la rime, 
             En humble victime, 
             S'immole au bon sens.
                        CHARLEMAGNE
                        (« nom de guerre » de
                        l'abbé Charles Trudelle)



   Allez, mes vers, habillés sans apprêts,
                  En dédicace : 
   Présentez-vous chez le Chauve, au Congrès ; 
                  Pars, ma préface  !
   Si, par malheur, infortunés proscrits, 
                  On vous pourchasse,
   En vous jugeant comme nuls et sans prix,
                  Reviens, préface ! 
   Mes chers gamins, qui résumez vos jours
                  En dédicace, 
   Il faudra donc périr, et pour toujours,
                  À la préface !
   Adieu ! mes vers, retournez au néant,
                  Je vous efface !
   À peine au jour, vous mourez en naissant : 
                  Adieu ! préface ! 

          INVOCATION

   Je chante du Congrès le grand Évènement : 
   Muse, au secours : dis-moi qui, par où, comment
   Tant de faits merveilleux, d'incroyables miracles
   S'accomplirent, malgré des montagnes d'obstacles !

          PROLOGUE

   On était en janvier de l'an soixante-trois.
   Le pays du grand nord, si fertile autrefois,
   Allait se congeler dans sa froide nature,
   Lorsque surgit un homme, une grande figure !
   Un homme à large vue, homme à plus large cœur,
   Qui fut du grand Congrès l'inspiré fondateur.
   Honneur à ses travaux ! Béni soit son courage !
   On admire aujourd'hui les fruits de son ouvrage.
   On met en question quel fut le promoteur
   Du Congrès, et quel est son véritable auteur.
   Avant d'aller plus loin, nous devons à l'histoire
   Les monuments connus et ce qu'il faut en croire.
   Des hommes sont cités : Charlemagne et Martel ;
   Chacun porte le nom d'un illustre mortel.
   Ensemble ils ont l'honneur d'avoir donné naissance
   À l'auguste assemblée ; et la reconnaissance
   De la rive du nord se partage sur eux. 
   Le Congrès, c'est réglé, doit son être à tous deux.
   Martel l'imagina ; c'est son titre de père ; 
   Charlemagne chez lui le nourrit, c'est la mère.
   Issu de tels parents, notre illustre Congrès
   N'eut qu'à les imiter pour briller à jamais.

          LE CONGRÈS DEVANT LES PUISSANCES


   « Guerre au Congrès !» Eh bien ! détruisez son essence ; 
   Dispersez fondateurs, membres et présidence.
             Vous aurez beau faire affreux le trépas,
             Le Congrès meurt, mais il ne se rend pas !

   On a porté chez lui tous les maux de la guerre ; 
   Tous les engins de mort ont lancé le tonnerre.
             En vain la foudre a tout mis en éclats ;
             Le Congrès meurt, mais il ne se prend pas !

   On fit luire à ses yeux la gloire et la richesse ; 
   Honneurs, titres, blasons volaient à son adresse.
            Lui, noble, il tient devant tous les appas ;
            Le congrès meurt, mais il ne se vend pas.

Extraits de : Le Congrès de la Baie Saint-Paul, Québec, C. Darveau, Imprimeur du Congrès, 1882, p. 1, 2, 18, 22.  

Pour en savoir plus sur le « Congrès de la Baie-Saint-Paul », cliquer sur l'illustration suivante pour consulter l'article de l'historien et ethnologue Serge Gauthier, de la Société d'histoire de Charlevoix :



Pour télécharger gratuitement le recueil complet (42 pages) du
« Congrès de la Baie Saint-Paul », ajouté de la « Clé du Congrès »
(voir la deuxième page), cliquer sur la couverture du document :


 
Les « Congressois » et  
leurs « noms de guerre »
(d'après l'ordre de « La clé du Congrès » :


Abbé Charles Trudelle
alias « Charlemagne »


(Photo : Société d'histoire de Charlevoix)

Charles Trudelle est né à Charlesbourg le 28 janvier 1822, de Jean Trudelle et de Marie-Geneviève Jobin. Il fit ses études à Québec, où il fut ordonné prêtre le 24 mars 1845. Professeur au Petit séminaire de Québec (1845-1850) ; premier curé de Plessisville (1850-1856), avec desserte de Saint-Julie-de-Laurierville (1850-1854) ; curé de Baie-Saint-Paul (1856-1864), de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud (1864-1876), de Saint-Michel-de-Bellechasse (1876-1878) ; supérieur du collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1878-1886) ; retiré à l'Hôpital-Général de Québec (1886-1887) ; aumônier à l'Hôtel-Dieu de Québec (1887-1896). Atteint de cécité, il prit une retraite complète de 1896 à sa mort à Québec le 14 juillet 1904. Membre du « Congrès de la Baie Saint-Paul », qui regroupait des curés amateurs de poésie, il s'intéressa toujours à l'histoire et à la littérature. Il a publié quelques ouvrages dont Trois souvenirs (1878) ; Paroisse de Charlesbourg (1887). 

(Sources : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 523-524 ; Mgr Wilfrid Lebon, Histoire du collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, tome 2, Québec, Charrier & Dugal Ltée, 1949, p. 5-61). 

De Charles Trudelle, les Poésies québécoises oubliées ont publié : Le petit Roger Bon-Temps ; Voilà ce que je désirais. Également de Charles Trudelle sur les Glanures historiques québécoises : Une nuit sur le cap Tourmente.


Abbé Joseph-Nérée Gingras
alias  « Cousa »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Joseph-Nérée Gingras est né à la Pointe-aux-Trembles-de-Québec (aujourd'hui Neuville), comté de Portneuf, le 14 mars 1825, de Louis Gingras et de Françoise Hardy. Il fit ses études au Petit séminaire de Québec puis au Séminaire de Nicolet. Ordonné prêtre à Québec le 1er octobre 1848. Vicaire à Saint-Gervais-de-Bellechasse (1848-1849), puis curé de Percé (1849-1856), de Saint-Raphaël-de-Bellechasse (1856-1859) ; missionnaire à Kankakee dans l'Illinois (1859-1863) ; premier curé de Saint-Édouard-de-Lotbinière (1863-1864) ; curé de Baie-Saint-Paul (1864-1873), de Saint-Gervais-de-Bellechasse (1873-1893), où il mourut le 15 mars 1893.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 242).


Abbé Joseph Sirois-Duplessis
alias « Tourlognon »

(Source : Geni.com)


Joseph Sirois-Duplessis est né à Saint-André-de-Kamouraska le 4 avril 1841, de Joseph Sirois-Duplessis et de Marie-Thècle Michaud. Il fut ordonné prêtre à Québec le 15 septembre 1867. Vicaire à Hébertville (1867-1868), à Saint-Roch de Québec (1868-1870) ; curé de Saint-Tite-des-Caps (1870-1873, de Baie-Saint-Paul (1873-1880), avec desserte de Clairvaux (1873-1880) ; curé de Bagotville (1880-1898), où il mourut le 19 janvier 1898.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 501).


 
Abbé Pierre Clément
alias « Patrizzi »

(Source : Fonds d'archives du Séminaire de Québec)


Pierre Clément est né à Terrebonne le 16 novembre 1788, de Jean-Baptiste Clément et de Marie-Françoise Lapointe. Ordonné prêtre le 21 septembre 1816. Vicaire à la cathédrale de Québec (1816-1819) ; curé-fondateur de Beauharnois (1819-1826), avec desserte de Saint-Timothée (1823) et de Sainte-Martine-de-Châteauguay (1823-1826) ; curé des Éboulements (1826-1835), de la Petite-Rivière-Saint-François (1835-1844), de Saint-Urbain-de-Charlevoix (1844-1859). À partir de 1859, retraité à Baie-Saint-Paul, où il mourut le 15 novembre 1877.

( Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 125).


 
Abbé Antoine Racine
alias « Antoine le Chauve »

(Source : Archives du Séminaire de Québec


Antoine Racine est né la Loretteville le 16 janvier 1822, de Michel Racine, forgeron, et de Louise Pepin. Il fit ses études au Petit séminaire de Québec, où il fut ordonné prêtre le 12 septembre 1844. Vicaire à La Malbaie (1844-1848) ; premier curé de Stanfold (aujourd'hui Princeville, 1848-1851) ; curé de Saint-Joseph-de-Beauce (1851-1853), puis de Saint-Jean-Baptiste de Québec (1853-1874). Nommé premier évêque de Sherbrooke (1874-1893), il fut sacré à Québec le 18 octobre 1874. Fondateur du Séminaire de Sherbrooke (1875). Il est mort à Sherbrooke le 17 juillet 1893.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 459-460).



Abbé Dominique Racine
alias « Wananish »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Dominique Racine est né à Loretteville le 24 janvier 1828, de Michel Racine, forgeron, et de Louise Pepin. Il fit ses études au Petit séminaire de Québec, où il fut ordonné prêtre le 24 septembre 1853. Vicaire à la cathédrale de Québec (1853-1858) ; curé à Saint-Basile-de-Portneuf (1858-1859), de Fraserville (1859-1862), de Chicoutimi (1862-1878, où il fut également vicaire forain (1862-1871) puis grand-vicaire de l'évêque de Québec pour Chicoutimi (1871-1878). Premier évêque de Chicoutimi, il est sacré à Québec le 4 août 1878. Il est mort à Chicoutimi le 28 janvier 1888.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 460).



Abbé Joseph Auclair
alias « Moravief »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Joseph Auclair est né à Loretteville le 16 juin 1813, d'Étienne Auclair et de Jeanne Blondeau. Il fit ses études au Petit séminaire de Québec et fut ordonné prêtre le 21 septembre 1839. Vicaire à Saint-Joseph-de-Lévis (1839-1840), à Saint-Roch de Québec (1840-1847) ; curé de Beauceville (1847-1851), de la cathédrale de Québec (1851-1887), où il fonda l'Hospice Saint-Joseph de la Maternité en 1853, de même que l'École commerciale en 1862. Il fit construire l'école des Frères en face de l'église Saint-Jean-Baptiste de Québec. Il est mort à Québec le 29 novembre 1887.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 19).



Abbé Louis-Antoine Martel
alias « Telmar »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Louis-Antoine Martel est né à Québec le 6 mai 1833, d'Antoine Martel et de Scholastique Bédard. Il fit ses études au Petit séminaire de Québec, où il fut ordonné prêtre le 22 décembre 1855. Vicaire aux Éboulements (1855-1858); curé de Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie (1858-1865) avec desserte de l'Anse-Saint-Jean ; curé de Saint-Irénée (1865-1868), de Saint-Joseph-de-Beauce (1868-1885). Il prit sa retraite à Saint-Gervais-de-Bellechasse (1885-1889), puis à Québec à partir de 1889. Il est mort à Québec le 25 juin 1903. Inhumé à Saint-Joseph-de-Beauce.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 369).



Abbé Fidèle Morisset 
alias « Maurice VII »

(Source : BANQ)


Fidèle Morisset est né à Saint-Michel-de-Bellechasse le 23 avril 1826, de Joseph Morisset, cultivateur, et d'Angélique Roy. Il fit ses études au Séminaire de Nicolet, puis fut ordonné prêtre à Québec le 9 octobre 1853. Vicaire à Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie (1853-1855) ; curé-fondateur de Saint-Fidèle-de-Charlevoix (1855-1859) ; curé de Saint-Urbain-de-Charlevoix (1859-1872), de Saint-Joachim-de-Montmorency (1872-1889), de Saint-Anselme (1889-1908) où il mourut en mars 1911.

(Sources : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Contemporains »Saint-Hyacinthe, Imprimerie de La Tribune, 1908, p.438 ; Le Soleil, 4 mars 1911).



Abbé Joseph-Aimé Bureau
alias « Saint-Agnès »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Joseph-Aimé Bureau est né à l'Ange-Gardien-de-Montmorency le 5 février 1843, de Louis Bureau, cultivateur, et d'Olive Grenier. Il fit ses études au Petit séminaire de Québec, où il fut ordonné prêtre le 24 septembre 1859. Professeur au Petit séminaire de Québec (1859-1861) ; desservant à Charlesbourg (1861-1862) ; curé de Sainte-Agnès-de-Charlevoix (1862-1875), de Saint-Nicolas (1875-1893), de Saint-Michel-de-Bellechasse (1893-1911). Il est mort à Québec le 8 juillet 1915. 

(Sources : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Contemporains »Saint-Hyacinthe, Imprimerie de La Tribune, 1908, p.96 ; Le Soleil, 8 juillet 1915).



Abbé Napoléon Laliberté
alias « Libertin »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Jean-Baptiste-Napoléon Laliberté est né à Lotbinière le 31 décembre 1841, de Joseph Laliberté et de Marcelline Lahaie. Ordonné prêtre à Québec le 24 septembre 1865. Professeur au Petit séminaire de Québec (1868-1869) ; curé de Jonquières (1869-1871) ; chapelain de l'archevêché de Québec (1871-1878) ; curé de Saint-Michel-de-Bellechasse de 1878 à son décès dans cette localité le 5 décembre 1885.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 298).



Abbé Anicet-Hilaire Marceau
alias « Anguille »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Anicet-Hilaire Marceau est né à Saint-Vallier (Bellechasse) le 14 janvier 1842, d'Augustin Marceau, cultivateur, et de Séraphine Marceau. Il fit ses études à Québec, où il fut ordonné le 24 septembre 1865. Vicaire à L'Île-Verte (1865-1866), à Baie-Saint-Paul (1866-1869) ; curé de la Petite-Rivière-Saint-François (1869-1875), de Sainte-Agnès-de-Charlevoix (1875-1883) ; directeur du Grand séminaire de Chicoutimi (1883-1895) ; curé de Laterrière de 1895 à sa mort à l'Hôtel-Dieu de Chicoutimi le 9 juin 1914. 

(Sources : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Contemporains »Saint-Hyacinthe, Imprimerie de La Tribune, 1908, p.408 ; L'Action sociale, 11 juin 1914).



Abbé Pierre-Hubert Beaudet
alias « Toujours couché,
toujours debout »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Pierre-Hubert Beaudet est né à Lotbinière le 22 février 1836, d'Amable Beaudet et de Félicité Chabot. Il fut ordonné prêtre à Québec le 21 septembre 1862. Vicaire à Chicoutimi (1862-1865) ; curé à Saint-Étienne-de-Lauzon (1865-1866) ; premier curé de Saint-Ephrem-de-Tring (1866-1871) ; curé de Bagotville (1871-1880), à partir de 1880 curé de Baie-Saint-Paul où il mourut subitement le 31 mars 1888. 

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 30).



Abbé Jean-Baptiste Villeneuve
alias « Longues-mains »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Jean-Baptiste Villeneuve est né à Charlesbourg le 26 février 1832, de Jean-Baptiste Villeneuve et d'Agathe Beaumont. Il fut ordonné prêtre à Québec le 20 septembre 1856. Vicaire à Saint-Gervais-de-Bellechasse (1856-1857) ; premier missionnaire d'Armagh (1857-1858) ; curé de Laterrière (1858-1861), d'Hébertville (1861-1871), de Saint-Victor-de-Tring (1871-1892). Il se retira en 1892 à Charlesbourg, où il mourut le 24 décembre 1904.

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, 
« Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 537).



Abbé Joseph Marquis
alias « À l'Hôpital »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)

Joseph Marquis est né à Saint-Gervais-de-Bellechasse le 12 juillet 1843. Il fut ordonné prêtre à Québec le 20 octobre 1870. Vicaire à Baie-Saint-Paul (1870-1873) ; en repos (1873-1875) puis aumônier (1875-1887) à l'Hôpital du Sacré-Cœur de Québec ; curé d'Armagh (1888-1893), de Saint-Nicolas (1893-1895) ; agent de colonisation pour le gouvernement du Québec (1895-1901) avec résidence à L'Ange-Gardien-de-Montmorency. Il est mort à Québec le 4 février 1901. Inhumé dans son village natal. 

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 367).



Abbé Jean-Baptiste Plamondon
alias « Saint-Avocat »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Jean-Baptiste Plamondon est né à L'Ancienne-Lorette le 16 février 1832, de Jean Plamondon et de Marie-Josephte Plamondon. Il fit ses études à Québec et fut reçu avocat à Chicoutimi. Marié, puis devenu veuf, il fut ordonné prêtre à Québec le 6 juin 1868. Vicaire à Sillery (1868-1870), à Baie-Saint-Paul (1870-1872), à Cap-Saint-Ignace (1872-1875) ; curé de l'Île-aux-Grues (1875-1885) ; se retira à Québec en 1885 pour cause de surdité. Il est mort à Québec le 6 juillet 1900.  

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 437).



Abbé Ambroise-Martial Fafard
alias « Mauvaise mine » 

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Ambroise-Martial Fafard est né à L'Islet le 24 novembre 1840, de Joseph Fafard, marchand, et de Marie-Angélique Fortin. Il fit ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et fut ordonné prêtre à Québec le 26 février 1865. Vicaire à Saint-Roch de Québec (1865-1866) ; premier curé d'Inverness avec desserte à Leeds (1866-1871) ; fit la mission de la Grosse-Ile (1872) ; curé de Saint-Urbain-de-Charlevoix (1872-1880), de la cathédrale de Chicoutimi (1880-1889) ; assistant-supérieur puis supérieur du Séminaire de Chicoutimi (1880-1881) ; curé de Baie-Saint-Paul (1889-1899), où il a fondé un hospice et où il est mort le 12 août 1899.   

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 202).


Abbé Pierre-Elzéar Auclair
alias « Krakrès »

Source : revue Saguenayensia, vol. 55, no 3, 2014.



Pierre-Elzéar Auclair est né à Baie-Saint-Paul le 1er août 1838, de Pierre Auclair et d'Adelaïde Gauthier-Larouche. Il fit ses études à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, où il fut ordonné prêtre le 13 octobre 1867. Professeur au Séminaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1867-1868) ; vicaire à Chicoutimi (1868-1870), à Roberval (1870-1871) ; curé de Saint-Prime (1871-1880), de Saint-Urbain-de-Charlevoix (1880-1896), où il est mort le 4 mars 1896. Il est inhumé à Baie-Saint-Paul.   

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 19).



Abbé Louis-W. Barabé
alias « Anonyme »

(Source : BANQ)


Louis-W. Barabé est né à Deschaillons, comté de Lotbinière, le 13 juillet 1844. Il fit ses études classiques au Séminaire de Nicolet, puis étudia au Grand séminaire de Québec, où il fut ordonné prêtre le 22 février 1869. Vicaire à Saint-Joseph-de-Beauce (1869-1870), à Cap-Saint-Ignace (1870) et Chicoutimi (1870-1871) ; curé à Saint-Fulgence (1871-1876), à Saint-Alexis-de-la-Grande-Baie (1876-1891) et à Hébertville (1891-1905). Il se retira à Deschaillons en 1905 et mourut à l'Hôtel-Dieu de Lévis le 18 décembre 1911. 

(Sources : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Contemporains »Saint-Hyacinthe, Imprimerie de La Tribune, 1908, p. 21 ; L'Action sociale, 23 décembre 1911).



Abbé François-Xavier Delâge
alias « Moncouche »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


François-Xavier Delâge est né à Charlesbourg le 17 mars 1837, de Joseph Delâge et de Marie Magnan. Il fit ses études à Québec, où il fut ordonné prêtre le 22 février 1868. Vicaire à Montmagny (1863), à L'Islet (1863-1865), à Saint-Joseph-de-Beauce (1865-1867) ; curé de Sainte-Anne-du-Saguenay 91867-1871), de Roberval (1871-1878), de Laterrière (1878-1889), de la cathédrale de Chicoutimi (1889-1893) ; curé de Chambord (1893-1904) ; il se retira en 1904 à Québec, où il mourut le 10 mai 1905. Il fut inhumé à Charlesbourg.  
  
(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 150).



Abbé Joseph-Napoléon-Théodule Sirois
alias « Capet »


Joseph-Napoléon-Théodule Sirois est né à Kamouraska le 23 mars 1935, d'Élie-Théodore Sirois, cultivateur, et de Justine Pelletier. Il fit ses études au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, où il fut ordonné prêtre le 9 octobre 1859. Professeur au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1859-1863) ; vicaire à Saint-Jean-Baptiste de Québec (1863-1865) ; curé de Saint-Victor-de-Tring avec desserte à Saint-Ephrem-de-Tring (1865-1867) ; curé de Cap-Saint-Ignace de 1867 à sa mort survenue le 20 octobre 1911. Est l'auteur d'une Monographie du Cap-Saint-Ignace (1903).

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les contemporains » ; Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1908, p. 541 ; La Vérité, 28 octobre 1911).



Abbé J.-T.-A. Chaperon
alias « Saint-Hygan »

(Source : Archives du Séminaire de Québec


Jean-Thomas-Alfred Chaperon est né à Québec le 20 juillet 1838, de Georges Chaperon et de Nathalie Darveau. Il fit ses études à Québec et fut ordonné le 21 septembre 1861. Vicaire à Saint-François-de-Beauce (1861-1862), à Beauceville (1862-1869) ; curé de Saint-Victor-de-Tring (1869-1871), de Beauceville (1871-1896) avec desserte à Saint-Maxime (1882-1896). Il est mort à Beauceville le 28 août 1896.   

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 110).



Abbé Odilon Paradis
alias « Sidarap »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Odilon Paradis est né à Québec le 19 juin 1829, de François-Xavier Paradis, marchand de bois, et de Marie-Archange Lacroix. Il fit ses études à Québec, où il fut ordonné le 18 septembre 1852. Vicaire à Saint-Jean-Baptiste de Québec (1852-1854) ; curé de Sainte-Brigitte-de-Laval (1854-1856), de Frampton (1856-1857), de Cranbourne (1856-1865), de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1865-1875), de Saint-Anselme (1875-1889). Il est mort à Québec le 1er mars 1889. Il fut inhumé à Saint-Anselme.   

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 414).



Abbé Athanase Lepage
alias « Cornet »

(Source : Archives du Séminaire de Québec)


Athanase Lepage est né à Saint-François-de-l'île-d'Orléans le 7 septembre 1836, de Louis Lepage et de Marie-Josephte Vallée. Il fut ordonné à Québec le 22 mai 1864. Vicaire à Sainte-Claire (1864-1865), à Saint-Jean-Port-Joli (1865), à la cathédrale de Québec (1865-1866), à Saint-Jean-Baptiste de Québec (1866-1868) ; aumônier de la prison de Québec (1878-1882) ; curé de Sainte-Catherine (1878-1882). Il est mort à Québec le 29 décembre 1882.   

(Source : Abbé J.-B.-A. Allaire, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, « Les Anciens », Montréal, Imprimerie catholique des sourds-muets, 1910, p. 340).


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vendredi 15 mai 2020

Voilà ce que je désirais

Charles Trudelle (1822-1904)

(Source : Société d'histoire
de Charlevoix
)




        (Fragments)

   Que ne puis-je en ce jour, aux vers donnant la loi, 
   Faire entendre en tout lieu des chants dignes de toi ! 
   Oui, je te chanterais, ô ma douce patrie !
   Comme le fils bien né d'une mère chérie
   Qui va louant toujours l'objet de son amour, 
   En vers harmonieux je dirais tour à tour
   Et les faits merveilleux de ta brillante histoire,
   Et les lieux renommés qui gardent la mémoire
   De tant de noms chéris, dont le doux souvenir
   Doit passer d'âge en âge aux siècles à venir,
   Et les chants glorieux qu'illustra la vaillance,
   Et les prés émaillés, si chers à mon enfance.

   Tantôt comme Virgile, sur le doux chalumeau,
   Je chanterais la paix, les plaisirs du hameau,
   Nos épaisses forêts et nos riches campagnes,
   Le Huron poursuivant l'élan sur les montagnes,
   L'enfant qui de l'hiver brave tous les frimas
   Et guide son traîneau sur un lit de verglas,
   Ou sillonne en tous sens l'éclatante surface
   Qu'offre aux légers patins un brillant pont de glace. 

   Quelquefois j'oserais, d'un style plus pompeux, 
   Peindre du Saint-Laurent le cours majestueux ;
   Ou bien, sans redouter l'infortune d'Icare
   Et suivant dans son vol le sublime Pindare
   Chanter de nos guerriers le vaillant bataillon
   Triomphant et vainqueurs aux champs de Carillon. [...]

   C'est alors que vos noms, célébrés dans mes vers,
   Iraient de bouche en bouche au bout de l'univers,
   Sainte-Hélène, Longueuil et vous brave Bienville
   Famille de héros que les plus durs climats
   Virent jadis gaiement affronter les combats. [...]
   
   Puis, quittant ces sujets, sur le rivage errant,
   Qu'il me plairait le soir, aux bords du Saint-Laurent,
   De prêter en silence une oreille attentive
   Aux chants du matelot que répète la rive !
   De contempler souvent, au loin fendant les flots,
   De joyeux Canadiens dans leurs légers canots ;
   Et la lune argentant de sa clarté féconde
   Mille objets répétés dans le cristal de l'onde !

   Oh ! oui, qu'il me plairait de composer alors,
   Pour dire ces beautés, les plus tendres accords !
   Combien de fois aussi, dans un riant bocage, 
   Écoutant des oiseaux l'agréable ramage, 
   À leur chant doucereux je mêlerais ma voix,
   Pour faire retentir les échos de nos bois !

   Puis, variant les sons de mon humble musette,
   Paisiblement assis sur la naissante herbette,
   Ou suivant en jouant les replis d'un ruisseau,
   Des jardins et des champs je peindrais le tableau :

                      Et comme l'abeille
                      Qui, de fleur en fleur, 
                      Pillant la corbeille
                      Et flairant l'odeur 
                      Des parfums de la flore
                      Et même du jour
                      Prévenant l'aurore,
                      Revoit tour à tour
                      Les beautés nouvelles 
                      Qui, dans le jardin,
                      Renaissent plus belles
                      Au frais du matin,
                      Ma muse légère
                      Ainsi volerait 
                      Parmi la fougère,
                      Et là chanterait 
                      La riche verdure
                      Qui de son manteau
                      Revêt la nature
                      D'un éclat nouveau. 
                      Toutes les merveilles
                      Des jardins, des prés,
                      Les roses vermeilles,
                      Les œillets pourprés,
                      L'humble violette,
                      Le narcisse en fleur,
                      La blanche paquerette,
                      L'agréable odeur
                      Du lilas nouveau
                      Embaumant l'enceinte
                      D'un riant berceau ; 
                      La sombre hyacinthe :

   Tous les trésors enfin que les tendres zéphyrs
   Font éclore au printemps au gré de nos désirs ;
   Et les fruits abondants que nous offre l'automne ;
   Et les champs jaunissants que, plein d'espoir, moissonne
   Le joyeux laboureur, suivi de ses enfants,
   Seraient aussi l'objet de mes chants. [...]

   Puisque du don des vers le ciel, sage et discret,
   Me condamne toujours à ignorer le secret,
   Froid versificateur, sans génie et sans verve,
   Je ne veux plus rimer en dépit de Minerve.

   Mais si plus tard sa voix, réveillant mon ardeur,
   M'appelait à mourir sur le champ de l'honneur,
   Digne fils des héros que guidait d'Iberville, 
   Et comme eux méprisant une crainte servile, 
   J'irais, je volerais au milieu des combats,
   Du belliqueux clairon les sonores éclats,
   Sous les drapeaux vainqueurs m'appelant aux armes,
   Pour moi, dans ce grand jour, auraient autant de charmes
   Que les sons doucereux de l'humble chalumeau 
   Qui module le soir les chants gais du hameau. 
   
   Car ma seule devise et mon plus beau partage, 
   Ma gloire et mon bonheur, en tout temps, à tout âge,
   Sera toujours d'aimer, de défendre à la fois
   Nos institutions, notre langue et nos lois

                                        Charles Trudelle (1878)



Tiré de : L'abbé Trudelle, Trois souvenirs, Québec, Imprimerie de Léger Brousseau, 1878, p. 75-80. Le titre original du poème d'où sont tirés les fragments ci-haut est « Hoc erat in votis », dont la traduction française est « Voilà ce que je désirais ».  

Pour en savoir plus sur Charles Trudelle, voyez la notice biographique et les documents sous son poème Le petit Roger bon temps


Pour lire ou télécharger la version intégrale du 
poème dont des fragments sont présentés ci-haut,
cliquer sur la couverture du livre de l'auteur : 



Les Glanures historiques québécoises ont présenté
ce texte, dont la lecture est fort agréable, de 
Charles Trudelle, qui raconte une expédition 
nocturne sur le cap Tourmente, vers 1845. 
Pour le lire, cliquer sur cette image : 



Charles Trudelle était l'un des animateurs d'une tout aussi 
sympathique qu'inusitée association de curés et vicaires 
 nommée le « Congrès de la Baie Saint-Paul », qui se 
réunissaient pour réciter des poèmes de leur composition. 

Les réunions du Congrès avaient lieu au presbytère de 
Baie-Saint-Paul, à l'époque où Charles Trudelle en était 
le curé. Un recueil de poésies, certaines piquantes et 
toutes pleines  de saveur, en a été publié. Les curés-
poètes y avaient des « noms de guerre », celui de 
Charles Trudelle étant « Charlemagne », comme on le 
voit sur le rare document intitulé « La clé du Congrès », 
que nous avons joint au recueil que l'on peut consulter 
ou télécharger en cliquant sur cette image qui 
montre le presbytère  de Baie-Saint-Paul, où se 
tenaient les réunions du Congrès de ces poètes-curés :

(Photo du presbytère : Pierre Rochette)



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