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mercredi 15 avril 2020

Le printemps

Félix-Gabriel Marchand (1832-1900)

(Source : BANQ)




       Quand le printemps, de son léger soupir,
   Fait naître, dans nos champs, la fleur à demi-close ;
   Quand, par un doux baiser, il colore la rose ;
       Quand le gazon commence à reverdir ;

       Quand l'hirondelle a repris son ouvrage,
   Et que le rossignol gazouille son doux chant,
   J'aime à me reposer sous quelque arbre géant,
       J'aime à rêver sous son jeune feuillage.

       Cette eau limpide aux détours gracieux
   Qui coule en frémissant sur un lit de verdure,
   Le suave parfum de la jeune nature,
       Tout ravit l'âme et rend le cœur heureux.

       Mais, ô printemps ! que tu sembles frivole !
   Sur nos sens enivrés tu règnes un instant ;
   Comme toi, le bonheur, passager, inconstant,
       Aujourd'hui nous sourit et demain... il s'envole ! 

                Félix-Gabriel Marchand (Saint-Jean, 10 mai 1853)




Tiré de : La littérature canadienne de 1850 à 1860, tome 2, Québec, G. et G. E. Desbarats imprimeurs-éditeurs, 1864, p. 225.

De Félix-Gabriel Marchand, les Poésies québécoises oubliées ont également publié : 


Pour en savoir plus sur Félix-Gabriel Marchand, 
cliquer sur cette image : 


Le poème Le printemps, de Félix-Gabriel 
Marchand, est tiré du deuxième tome de
 La littérature canadienne de 1850 à 1860, 
que l'on peut consulter ou télécharger 
gratuitement ICI. Pour le premier tome, 
voir ICI. On peut aussi se procurer de
rares exemplaires des deux tomes de 
 l'édition originale (1863 et 1864) de cet 
ouvrage important du patrimoine littéraire 
québécois ; voir ICI et ICI.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Dédicace manuscrite de Félix-Gabriel Marchand dans son livre
Mélanges poétiques et littéraires, publié en 1899, soit un an avant
sa mort. La dédicace est adressée à son frère Charles. On peut
consulter cet ouvrage ou le télécharger gratuitement ICI. Le libraire
François Côté offre deux très rares exemplaires de l'édition originale.


(Collection Daniel Laprès ; cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Félix-Gabriel Marchand enfant.

(Source : BANQ ; cliquer
sur l'image pour l'agrandir)

Félix-Gabriel Marchand et sa fille Ernestine.

(Source : BANQ ; cliquer
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Félix-Gabriel Marchand vers l'âge de 35
ans, au début de sa carrière politique.

(Source : BANQ ; cliquer
sur l'image pour l'agrandir)

Félix-Gabriel Marchand et sa famille à la campagne. On reconnaît à
l'avant sa fille Joséphine, écrivaine, et son époux Raoul Dandurand,
qui deviendra un sénateur influent.

(Source : BANQ ; cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Monument funéraire de Félix-Gabriel Marchand au
cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Québec.

(Photo : Daniel Laprès ; cliquer
sur l'image pour l'agrandir)


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de Nos poésies oubliées, un volume préparé par le concepteur 
du carnet-web des Poésies québécoises oubliées, et qui présente
100 poètes oubliés du peuple héritier de Nouvelle-France, avec
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en cliquant sur l'image ci-dessous. Pour le commander par
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mardi 6 novembre 2018

Hymne aux martyrs de 1837

Félix-Gabriel Marchand (1832-1900)




   De Lorimier, que ta mémoire
         Brille d'éternelles clartés ;
   Que ton nom vive dans l'histoire,
   Symbole aimé de notre gloire
         Et de nos libertés.

   Ta mort, sacrifice ineffable,
         A consacré nos droits,
   Et la patrie, inviolable, 
   Est debout, fière, formidable,
         Arbitre de ses lois.

   Et vous Cardinal, vous Duquette,
         Vous tous, leurs compagnons,
   Victorieux dans la défaite,
   Votre martyre nous rachète ;
         Héros, nous vous aimons.

   Chénier, toi le brave des braves,
         Toi, mort en combattant !
   La nation, libre d'entraves,
   Te dois, ne comptant plus d'esclaves,
         Un hommage éclatant.

   Hommage aux dévouement sublimes,
         De ces hommes de coeur,
   Qui, purs de faiblesse et de crimes,
   Sur l'échafaud, nobles victimes,
         Sont au poste d'honneur.

   Ô saints martyrs de la patrie !
         Tout un peuple à genoux,
   Libre enfin de la tyrannie,
   Exhale sa ferveur et prie...
         Il se souvient de vous.

          Félix-Gabriel Marchand (1883)



Tiré de : Félix-Gabriel Marchand, Mélanges poétiques et littéraires, Montréal, C. O. Beauchemin & Fils - libraires-imprimeurs, 1899, p. 310-311. Le poème fut d'abord publié en 1883 dans la revue L'Album des familles. 

De Félix-Gabriel Marchand, les Poésies québécoises oubliées ont également présenté : ― La jeune mère au chevet de son fils.

Pour en savoir plus sur Félix-Gabriel Marchand, cliquer ICI.


L'Hymne aux martyrs de 1837, ci-haut,
est tiré des Mélanges poétiques et littéraires,
que Félix-Gabriel Marchand fit paraître un an
avant sa mort, alors qu'il occupait le poste
de premier ministre du Québec. Cet exemplaire
contient une dédicace manuscrite de F.-G. 

Marchand adressée à son frère Charles. 
(Collection Daniel Laprès ;
cliquer sur l'image pour l'agrandir).

mercredi 8 août 2018

La jeune mère au chevet de son fils

Félix-Gabriel Marchand (1832-1900)

(Source : BANQ)




   Enfant chéri, sur ton berceau,
   Dors du sommeil de l'innocence,
   Car c'est le rêve de l'enfance
   Qui, dans la vie, est le plus beau. 

   Tu tressailles quand je t'appelle,
   Tu souris en voyant mes pleurs,
   C'est que les humaines douleurs
   N'ont pas sur toi posé leur aile. 

   Je tremble pour ton avenir ; 
   Qu'il me tarde de le connaître !
   Ton bonheur y sera peut-être,
   Le mien n'est plus qu'un souvenir. 

   Comme le tien, mon premier âge
   S'écoula tranquille et serein ; 
   Hélas ! bientôt, sur mon chemin, 
   Au calme a succédé l'orage. 

   Triste victime du trépas,
   Mon époux dort dans la poussière ;
   Un jour, près de ta pauvre mère,
   Mon fils, tu le remplaceras. 

   L'amour, c'est un aimable songe
   Qui berce le coeur un instant,
   Le monde est un lieu de tourment
   Et le bonheur, c'est un mensonge. 

   Enfant chéri, sur ton berceau,
   Dors du sommeil de l'innocence,
   Car c'est le rêve de l'enfance
   Qui, dans la vie, est le plus beau. 

         Félix-Gabriel Marchand (Saint-Jean, 16 mars 1853)



Tiré de : La littérature canadienne de 1850 à 1860, tome II, Québec, G. et G. E. Desbarats Imprimeurs-Éditeurs, 1864, p. 224-225. 

Pour en savoir plus sur Félix-Gabriel Marchand, cliquer ICI et ICI. 

Le poème La jeune mère au chevet de son
fils
, de Félix-Gabriel Marchand, est tiré du
deuxième tome de La littérature canadienne
de 1850 à 1860
, que l'on peut consulter ou
télécharger gratuitement ICI. Pour le premier
tome, voir ICI. On peut aussi se procurer de

rares exemplaires des deux tomes de 
 l'édition originale (1863 et 1864) de cet 
ouvrage important du patrimoine littéraire 
québécois ; voir ICI et ICI.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Dédicace manuscrite de Félix-Gabriel Marchand dans son livre
Mélanges poétiques et littéraires, publié en 1899, soit un an avant
sa mort. La dédicace est adressée à son frère Charles. On peut
consulter cet ouvrage ou le télécharger gratuitement ICI. Le libraire
François Côté offre deux très rares exemplaires de l'édition originale.
(Collection Daniel Laprès ; cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Félix-Gabriel Marchand et des membres de sa famille
au 25 rue Sainte-Ursule à Québec, maison de son gendre,
au printemps 1900. Il est mort le 25 septembre suivant
à la même adresse. Au premier rang, de gauche à droite :
Dr Arthur Simard, gendre de Marchand, l'épouse (assise)
de ce dernier, leur fille Ida Marchand-Legendre (assise),
Ernestine Marchand-Simard tenant dans ses bras son
fils André Simard âgé de 4 mois (futur médecin). Au
second rang, de gauche à droite : le notaire Cyrille Delage,
Félix-Gabriel Marchand et Arthur Legendre.


(Source : Lionel Fortin, Félix-Gabriel Marchand, Saint-
Jean-sur-Richelieu, Éditons Mille Roches, 1979, p. 200 ;
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Monument funéraire de Félix-Gabriel
Marchand au cimetière Notre-Dame-

de-Belmont, à Québec. 

(Photo : Daniel Laprès ;
cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Durant son bref mandat à titre de premier
ministre du Québec, de 1897 à sa mort
en 1900, Félix-Gabriel Marchand avait tenté
de créer un ministère de l'instruction publique,
mais il perdit cette bataille face à un clergé
opposé à une telle mesure. Voir ICI pour
des informations sur cet ouvrage de Claude
Corbo
qui apporte un éclairage
pénétrant sur ce conflit.