jeudi 13 août 2020

Le fat

Léon Lorrain (1855-1892)

(Source : revue Le Glaneur,
septembre 1892)




   Monsieur Faraud, certes, est bel homme !
   Frisé, ganté, brossé, poudré,
   Droit comme un i, reluisant comme
   Un sou tout neuf ; teint empourpré,
   Cheveux châtains, lèvres de roses,
   Moustache à la Napoléon
   Regards de feu, airs grandioses,
   Il croit sa place au Panthéon !

   Avec sa gracieuse moue,
   Auprès des dames devisant,
   Il pose en esprit séduisant.
   Mais vainement tu fais la roue,
   Crois-le bien, ô pauvre Faraud !
   L'on rit de toi, l'on dit tout haut
   Qu'une tête, même très belle, 
   Est laide sans quelque cervelle !

                      Léon Lorrain 
(1890)



Tiré de : Léon Lorrain, Fleurs poétiques, Montréal, C. O. Beauchemin & Fils, 1890, p. 141-142.

Pour en savoir plus sur Léon Lorrain, voyez la notice biographique et les documents sous son poème La chapelle isolée (cliquer sur le titre).


Le poème Le fat, ci-haut, est tiré du recueil
 Les Fleurs poétiques, de Léon Lorrain. Devenu
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